La journée du 13 juillet était placée sous le signe de la fête, de la convivialité et de l’animation à Baraqueville. Marché dominical et déballage aux puces le matin, course de caisses à savon l’après midi et en soirée feu d’artifice, le programme était intense.
Des animations moteur
Les différents acteurs de ces manifestations ont séduit des publics de tout ordre. Un éclectisme qui trouvait, d’abord, sa place autour des stands des producteurs de pays. Les locaux le savent, les productions y sont qualitatives et les touristes apprécient les gourmandises salées, sucrées, colorées et parfumées aux accents gourmands aveyronnais. Sous les halls Raymond Lacombe, les badauds, les chineurs ont également arpenté les allées, l’œil aux aguets, en quête de la bonne affaire.
L’amicale des sapeurs pompiers embraye sur le succès
Voila qui donnait, déjà, une belle impulsion à cette longue et divertissante journée. Car, en début d’après midi, ce sont des petits bolides peu commun, des caisses à savon, qui avaient investi les abords de la nouvelle salle des fêtes. Une animation qui se déroulait pour la 2ème année consécutive, impulsée par l’Amicale des sapeurs pompiers de Baraqueville.
Sa jeune et sympathique présidente, Florine Raymond, enregistrait les passages et chronos des participants. A ses côtés, le chef de centre de secours Baraquevillois, Michel Maurel donnait de la voix au passage des concurrents.
Une 2ème édition déjà bien huilée
Une organisation et une logistique parfaites entièrement gérées de main de maitre par les soldats du feu . » Nous avions proposé, l’an dernier, cette animation à l’occasion des 30 ans de la caserne; » explique Florine. « Cette deuxième édition est un peu la revanche! Le circuit est différent et le public est au rendez- vous et même plus nombreux . « Quinze participants, certains venus de départements voisins, ont relevé le challenge, » dont quatre pompiers baraquevillois : Charles, Xavier, Stéphane et Jean Marc. » ajoute Florine.

Plein pot sur la créativité
Ces drôles de véhicules sont évidemment soumis à quelques obligations techniques. Ils doivent se conformer à des exigences sécuritaires que souligne Florine, comme « avoir un système de freinage et de direction ». Des contraintes qui ne freinent en rien l’imagination débordantes des constructeurs de ces engins. Pour la plupart, ce sont, d’ailleurs, les pilotes eux-mêmes. L’esthétique est un point important. « Elle entre en compte comme, bien-sûr, la performance chrono dans le classement. » souligne Florine. Les noms des bolides reflètent l’inventivité ou l’humour des pilotes. On parle de la 7eme compagnie, de la team cochonou, et de la Mazette… Les locaux ont aussi encouragé Ségala Secours, Vous, Nous, et Baraqueville (association des commerçants), ainsi que les artisans…

La buvette, une affaire qui roule
« Qui a dit qu’il ne faisait jamais beau à Baraqueville ? » plaisantait Christophe Rauzy, adjoint au maire, devant un parterre de parapluies sous lesquels nombre de spectateurs trouvaient un coin d’ombre salvateur. Car oui, il faisait chaud, très chaud, en ce dimanche de juillet ! Une bonne affaire pour les sapeurs pompiers en service à la buvette qui croulaient sous les commandes.

Des copains à fond la caisse
Attablés près de la buvette Philippe, venu de Sardières ( commune de Castanet ) et ses acolytes savouraient, gaiement, un nectar de houblon « Mes amis sont de Normandie. « m’explique Philippe. » Voilà une belle occasion de passer un après-midi sympa et convivial avec eux. D’autant que ce genre d’animation est rare dans notre secteur. « se réjouissait-il » Nous sommes à l’ombre, il fait beau et la bière est fraîche tout va bien, c’est super! » relevait, joyeusement, de concert, la bande de copains.
Sur la route de la bonne humeur
Trois passages, disons plutôt, descentes était programmées pour chaque concurrent, les sorties de route ont été rares et sans gravité. Des petits oublis de déclenchement de chronos ont valu un passage supplémentaire à certains. Car, certes, le mot course implique la compétition, mais, on ne saurait reprocher aux commissaires de course d’un jour leur bonne humeur et la déconcentration qui pouvait en découler !

Deux jeunes pilotes pour qui ça roule…
Des concurrents de 15 à 65 ans participaient à la course. Au volant d’une caisse à savon kaki baptisée » la 7eme compagnie », j’ai rencontré deux jeunes de Villefranche de Panat : Tristan et Teddy. « Nous avons travaillé à temps perdu 2 /3 mois sur notre engin. Nous avions déjà participé à cette course, l’an dernier. Nous en faisons d’autres. La prochaine sera à Padiés près de Requista ». Les deux jeunes pilotes en conviennent des ajustements sont à prévoir. « On a quelques petits soucis, on glisse, il va falloir que nous rajoutions du poids ».
Des soldats du feu sur les chapeaux de roue
Qui dit descente dit montée… Tel un petit train, accrochés l’un à l’autre les bolides étaient remontés au point de départ par Bernard, ancien sapeur pompier du bourg, au volant de son tracteur.
Il y avait beaucoup d’enthousiasme dans l’assistance. De vifs encouragements fusaient au passage des pilotes .qui enveloppaient le public de généreuses volutes de poussière. Bravo au Centre de Secours du bourg. Il compte 33 sapeurs-pompiers volontaires, dont 9 femmes. Son secteur d’intervention s’étend sur 6 communes. C’est une belle équipe qui sait, aussi…. Mettre le feu !











