Baraqueville, invitation à découvrir ces limousines, grand cru, la fierté du Ségala, ce week-end

Aujourd’hui les Limousines ont fait leur entrée dans leurs loges comme des stars. Leurs éleveurs ont enfilé leurs plus beaux bleus de travail, leur habit de scène. Le concours national peut commencer, les trois coups ont été frappés.

Vidéo ci-dessous

Évènement national et exceptionnel le Concours Limousin se déroule à Baraqueville, sous les halls Raymond Lacombe, les 12, 13 et 14 septembre. Il est, bien sûr, ouvert au grand public (gratuit). Ce jeudi soir, c’était la grande soirée inaugurale des éleveurs. Sous les lumières et la paille dorée, au cœur du bourg, s’est installé un théâtre champêtre où les vedettes en robe caramel n’attendaient que le lever de rideau.

Du cul et du panache!

Autour des animaux, ce jeudi, on retrouvait surtout les éleveurs et leurs familles. Ici, on va jauger la largueur des épaules, l’arrondis des flancs, la noblesse de la démarche… Car la vraie beauté de la Limousine ne brille pas seulement dans le poil. « Ce qui compte c’est la rondeur du cul! » me confirmait un ancien. Et il n’a pas tort! C’est, en effet, dans cette belle générosité et cette rondeur du fessier que se reflète tout le savoir- faire des éleveurs et la promesse de cette race fière, solide et généreuse, forgée par le travail patient et passion des éleveurs et des saisons.

Même les petits ont l’œil

Un gamin juché sur une barrière, commente les formes voluptueuses d’une génisse, comme s’il était membre du jury. Elle a un gros ventre et une grosse tête et lui trouve cela « parfait ». La bête placide se laissait admirer, mâchonnant paisiblement sa bouchée de foin…

Baraqueville, Terre d’élevage et d’accueil

En cette soirée d’ouverture, les élus ont parlé à la tribune, d’avenir, de transmission, de passion et ils ont raison. mais ce jeudi soir, comme tout ce week- end on célébrera une terre d’élevage fière de se fédérer sous la bannière nationale de ce concours. Comme le rappelait Émilien Rouet , directeur de la communication du syndicat de la Limousine, c’est la 3ème fois que ce Concours National pose ses valises ici après 1993 et 2002. « La limousine est chez elle, ici. L’Aveyron compte 64000 mères Limousines et l’Occitanie pas moins de 160 000. » soulignait-il. Il se félicitait de l’accueil reçu, saluant la vraie envie palpable dans cette terre d’élevage d’accueillir un concours de cette ampleur. « Ici nous avons des installations idéales, une logistique impeccable et des acteurs locaux parfaits.. » confiait-il. Et d’ajouter que juste après sa ville berceau de Limoges, c’est bien Baraqueville qui détient le record: la ville qui a reçu le plus souvent ce Concours. ». Avec malice Emilien Rouet plaisante  » tellement l’accueil est sympathique, je suis à deux doigts de m’installer ici! » En 3 ans, il est venu trois fois à la foire de mai et il est là depuis dimanche. Autant dire qu’il commence à avoir ses habitudes en Ségala.

T-shirts étoilés et chapiteaux

Pour marquer le coup et ancrer (ou encrer!) l’évènement Jacques Barbezange, maire de Baraqueville a – non sans humour – fait imprimé des T-shirts frappés de trois étoiles. Clin d’œil au monde sportif (cette fois-ci le ballon rond!) qu’il connait si bien,i pour rappeler que c’est la troisième fois que la commune accueille le Concours National Limousin. Une idée qui en a fait sourire plus d’un, mais qui restera sûrement dans les mémoires comme un joli symbole.

SOBAC Chistophe Mézy et Jérôme Delort

Sous le chapiteaux dressés près des halls, nombres de partenaires dont certains historiques ont répondu présents: banques, fournisseurs d’aliments , de matériels, techniciens des sols …Les stands animés rappellent que derrière chaque bête présentée, il y a tout un tissu de savoir-faire, de nouvelles technologies et de fidélité au service du monde agricole.

En fin de soirée, avant le vin d’honneur et le repas, les éleveurs bichonnaient encore leurs bêtes, rajoutant ici de la paille, là du foin, caressant un flanc ajustant une longe. Des gestes simples presque rituels, qui nous rappellent que patience soin et attachement sont leur quotidien.

Jusqu’à dimanche la fête va battre son plein : conférences, accueil des scolaires, jugement, vente aux enchères, rencontres professionnelles, remises des prix…Tout cela sous l’œil bienveillant du public , attendu nombreux pour applaudir ces magnifiques animaux et échanger avec leurs éleveurs dont l’exceptionnel travail mérite vraiment d’être salué.

Ce jeudi soir n’était qu’une mise en bouche. Aujourd’hui , à 11h place à l’inauguration officielle en présence d’élus locaux départementaux et régionaux et représentants de l’État. Le reste de la journée comme samedi et dimanche, le menu s’annonce alléchant et copieux: de la vache en pagaille et des histoires à ruminer. Qu’on se rassure la Gazette ne ruminera pas… Elle continuera d’ en parler à sa façon. Quel sujet, la vache!