Carton plein pour le quine des sapeurs-pompiers baraquevillois : du monde, de beaux lots et beaucoup de bonne humeur


On savait les sapeurs-pompiers de Baraqueville capables d’éteindre n’importe quel incendie. Mais dimanche, on a pu constater qu’ils savaient aussi mettre le feu. Dans la très grande salle des fêtes où l’amicale des pompiers organisait son quine, les joueurs étaient extrêmement nombreux.

Ça cartonne dès l’ouverture

Tellement de monde que les moindres recoins ont trouvé preneur. À peine les portes ouvertes, les organisateurs ont dû rajouter des tables là où ils pouvaient.

En un rien de temps, tout le monde était installé. Prêt à jouer : carton en place, jetons à portée de main le public plongeait dans une concentration maximale. Un petit air de compétition bonne enfant vagabondait dans la salle…

Des sapeurs-pompiers en service actif

Les numéros défilaient sur le grand mur, projetés pour que tout le monde voie bien. Tandis qu’à chaque «quine !» lancé, l’attention retombait aussitôt dans un mélange de soupirs, de rires et de conversations. Les lots de choix – paniers garnis, jambons, bons d’achat – circulaient comme des trophées. Les pompiers étaient sur tous les fronts : au bar, au micro, à la vérification des cartons. Bref, en service actif, mais dans la bonne humeur.

Des lots très convoités

Avant que le premier numéro ne soit tiré, un joyeux brouhaha envahit la salle. Les participants prennent place, ajustent leur cartons sur les tables linéaires.

On discute avec son voisin, on convoite discrètement quelques lots exposés au pied de l’estrade. « Ah la plante verte ! » « Je n’en veux pas, quand on part faut trouver quelqu’un pour les arroser. Mais un bon d’achat ce serait chouette », commentent deux amies. « Moi aussi j’aimerai bien repartir avec » enchérit leur acolyte.

Entrez dans la valse des numéros

« L’Amicale des sapeurs-pompiers vous remercie d’être venus si nombreux ! » Le silence se fait. « Premier numéro, le 10 ! » Les choses sérieuses commencent.  » 67, 39, 13… » la valse des chiffres est lancée au micro. « Treize, comme Thérèse ! » Un monsieur commence à commenter les numéros. Il continue toute l’après-midi : 90 lou Papé, 12 l’Aveyron, 80 dans le coin... Ses voisins, un tantinet agacés, n’osent rien lui dire. Mais quand un chiffre se fait attendre deux ou trois parties, ils lâchent en chœur avec lui, un « enfin » complice et réconciliateur. La dame en face concentrée sur son carton, fronce les sourcils, un peu décontenancée par les commentaires incessants.

Silence, on joue !

Les amis bavards, eux, se font repérer et rappeler à l’ordre par leurs voisins de table. « Chut on n’entend pas les numéros ! » ...Détail : ils sont juste affichés au mur.

Des habitués très entraînés

Les habitués des quines se reconnaissent au premier coup d’œil. Ils ont une trousse à jetons aimantés. Ils possèdent beaucoup plus de cartons que les autres. Ils les parcourent à toute vitesse, d’un regard exercé à chaque numéro tiré. Calme et méthode sont leur mots d’ordre. Ils ont toujours leur ravitaillement à porté de main. Ils emportent des paquets de gâteaux et un thermos. De quoi affronter le long chemin des parties qui s’enchainent.

Implorer la chance, mode d’emploi

Et puis, il y a ceux qui misent tout sur la chance. Ils ont leurs porte- bonheurs, leurs gris-gris. Un jeton en forme de trèfle à quatre feuille, un nounours, une figurine en plastique, tout peut faire office. On les observe à implorer du regard, à caresser, à replacer leur talisman. Comme si chaque geste pouvait influencer leur sort. Défier le hasard, c’est tout une science, mais pas forcément exacte.

Le sac du sort

Parfois deux ou trois participants s’égosillent, en même temps, à lancer un tonitruant « quine !« . Qui repartira avec le lot convoité? Qui devra se contenter de la bouteille de nectar de Bacchus et de la pincée de déception qui va avec ? Décidément, ce tirage au sort au sac le confirme, la chance n’en a pas fini de jouer de ses charmes capricieux.

Le quine n’est pas bon, oups

Brandissant son carton, bondissant de sa chaise, voilà celui qui a lancé son « quine ! » avec, peut- être, un peu trop de célérité. Le vérificateur annonce « 1, 15, 38, 54« . « Oui! » répond en écho l’annonceur au micro. 78… continue le vérificateur. « Le 78 ? Ah non il n’est pas sorti. » Déception, un brin de honte pour le joueur et en prime les railleries de ses copains. Puis les murmures reprennent aussitôt : « Ah, ben on a encore toutes nos chances ! ».

Une belle parenthèse dominicale

Une chance qui a tourné et virevolté tout l’après-midi. Certains l’ont frôlée, d’autres l’ont attendue. Elle a taquiné les plus discrets et électrisé les plus audacieux. Comme d’habitude, il y en a qui sont repartis les bras chargés de lots et de paniers garnis. D’autres, bredouilles, mais ravis d’avoir participé et soutenu l’Amicale des Pompiers de Baraqueville. Pour tous, ce fut une parenthèse dominicale très conviviale.

Quine, la saison est ouverte

Avec ce premier quine à Baraqueville, la saison hivernale des lotos est officiellement lancée. Comme chaque année, les week-ends du Ségala vont se remplir de cartons, de jetons, de cafés brûlants et de suspense bon enfant. La chance sourit aux audacieux. Ceux qui étaient à Baraqueville, ce dimanche, peuvent déjà se vanter d’avoir allumé la mèche.