Marché noir de sucre : les petits spéculateurs de Moyrazès ont fait grimper la bourse !

Ce vendredi soir, alors que le soleil prenait ses quartiers de nuit derrière les collines du Ségala, un frisson parcourait les rues de Moyrazès. Sorcières et chauve-souris se faufilaient entre les maisons. Un clown tueur, un peu maladroit, déambulait avec la fille de la famille Adams. On croisait un personnage sanguinolent désarticulé. Tandis qu’un cortège entier de créatures fantastiques semait ses petits sortilèges malicieux au cœur du village…

Malice et maléfices

Grimés et effrayants à souhait, les joyeux membres des bruyantes troupes allaient toquer à toutes les portes. “Des bonbons ou un sort !” s’écriaient-ils sautillant et grimaçant, comme des petits sorciers en formation. Face à une telle injonction – promesse de malédictions à venir – personne n’a, évidemment, tenté le diable. Les habitants, à grand renfort de bols débordants de friandises, de paquets de sucreries ou de petits gâteaux conjuraient le danger d’un sourire complice.

Les coquins, les mutins et leur butin

Dans le bas du village, les rires résonnaient entre deux coups de vent. Les chiens, intrigués par tant d’agitation, aboyaient derrière leurs portails. Les chats, plus prudents, préféraient capituler, la queue haute et l’air vexé, face à cette cohorte. Les paniers et les sacs plastiques se remplissaient à vue d’œil. Les petits coquins y engrangeaient soigneusement leurs butins. Les plus mutins dévoraient déjà, deux ou trois bonbons en chemin.

Les traders de la bourse aux bonbons

Carambars, sucettes, chocolats, bonbons qui piquent… le marché noir du sucre battait son plein, à l’heure du partage. Sur les marchés improvisés de la place, ça marchandait ferme. Ça négociait dur. Les flambeurs croquaient déjà leur profit. Bref, la bourse aux bonbons affichait un record historique, sous l’œil amusé des parents, témoins de ce joyeux capitalisme sucré..

Moyrazès peut dormir tranquille. Les poches pleines, le ventre repu, les spéculateurs en friandises sont rentrés. Il reviendront l’an prochain pour une future levée de fonds. Le temps de laisser le temps à la filière clandestine de se réorganiser !