Quand les chasseurs de Moyrazès, jouent les gros bras pour embellir Dame Nature…

Malgré la pluie et même quelques flocons de neige, tôt ce samedi matin sur Moyrazès, les chasseurs de la commune ont maintenu leur matinée exceptionnelle à dégager les chemins. Fort heureusement, par la suite la météo a été plutôt clémente, ce qui les ai bien aidé dans leur activité… forestière.

Un éveil musculaire matinal dans les bois

Ce samedi, ce n’était donc pas fusil à l’épaule, mais, armés de tronçonneuses que l’on pouvait croiser les chasseurs dans les bois, route des Planques. Ces derniers ont aussi pu compter sur l’aide précieuse d’agriculteurs venus avec leurs tracteurs : Francis, son fil Erwan Jérôme et Jean-Pierre. Comme le souligne Claude : « Et heureusement, sans eux, ça aurait été impossible ! ». Dans leurs rangs, aussi, quelques jeunes chasseurs : Mathieu, Thibault, Jordan, le muscle fringant, prêts à en découdre, affichaient leur détermination sur le terrain. Une motivation qui trouvait écho – dans un regain d’ orgueil et un soupçon de testostérone ! – chez leurs aînés qui n’hésitaient faire à faire saillir leurs (impressionnants ?) biceps dans l’ action.

Les photos feront foi…

Faire du Bois d’Enfer, un paradis !

Et de la force, ils en ont eu besoin pour effectuer leurs opérations forestières sur les chemins du Castagnié, du pont de bois, du Miquelou et du bois d’enfer. Ce dernier donnant l’impression d’un vrai défi … Car les chasseurs se sont donné pour mission de transformer les lieux en véritable paradis !

Des chasseurs qui ne se laissent pas abattre

Parce qu’ils avaient plié sous le poids de la neige ou déracinés par des pluies diluviennes ou encore brisés par le vent et la tempête, ces chênes, hêtres et autres châtaigniers, qui jonchaient les chemins, rendaient le nettoyage indispensable. « Aujourd’hui était une journée exceptionnelle qui avait pour but de dégager les troncs, les grosses branches… » commentait le président des chasseurs Claude Garrigues.

Le 18 avril, à vos outils, citoyens !

« En revanche, le 18 avril prochain nous invitons tous les promeneurs, les cavaliers, les VTTeistes, les randonneurs, enfin tous ceux qui empruntent ces chemins et sentiers à nous rejoindre pour la journée citoyenne. Journée consacrée à des travaux plus légers avec du petit matériel. » encourage-t-il.

Après l’effort, le réconfort

Après cette matinée physique, les chasseurs se sont retrouvés dans leur local vers 13 heures pour partager un moment de convivialité bien mérité. « Et parce qu’il faut le dire, on est avant tour une bande de copains ! » me soufflaient-ils. Hervé leur « roi de la popote » les attendaient derrière ses fourneaux … Lui avait passé sa matinée dans la cave voutée. Lieu qu’ils ont joliment aménagé en cuisine et garde-manger fonctionnels.

Chasseurs, bâtisseurs et bonne humeur

« C’est quoi cette date inscrite par terre 19- 8- 2012 ? » demandais-je un brin taquine

« C’est le jour où l’on a coulé le béton au sol ! »

me répondaient des chasseurs avec une fierté de bâtisseurs, tout à fait légitime puisque …. Cette qualité de maitre d’œuvre m’était confirmée par le maire Michel Artus venu les remercier de leur action matinale. « C’est vrai ils ont bien arrangé leur local. Ici, avant, c’était la salle de cantine et la cave était toute humide. » Et pour le nettoyage des chemins qu’il venaient d’effectuer : « Ça c’est civisme! » lâchait, enthousiaste, le premier magistrat.

Du bonheur à la louche

Entre ses marmites et ses batteries de casseroles , Hervé s’était donc affairé à composer sa symphonie gourmande. Un œil sur le piano où bouillonnait la marmite, l’autre sur le four où dorait le gratin dauphinois. Dans les volutes de fumée, le cliquetis des casseroles et des poêles, il orchestrait consciencieusement le repas festif. Au menu vermicelles, fritons, côtes de porc, gratin et fromages.

Un tronc commun : le festin des sens

Quand Hervé a posé sa louche et raccroché son tablier, il était temps de passer à table ! Les gros bras de la matinée ayant bien trimé à dégager les chemins, reprenaient des forces à vue d’œil. Chaque bouchée agissait comme une véritable cure de vitamines et une potion de bonne humeur. C’est ainsi, je peux vous le confirmer, qu’ aucun chasseur n’a fini cette journée comme une vieille branche !

Mes talons aiguilles n’auraient jamais survécu aux bois de Moyrazès alors grand merci à Serge Gabin pour les clichés forestiers !