Dans le centre de Moyrazès, il faut revoir ses habitudes au volant : ici, le code de la route a quelque peu changé ces dernières semaines. Entre rues barrées, priorités improvisées et déviations inattendues, les habitudes sont bousculées.

Un ballet bien orchestré dans les rues
Un véritable ballet de pelleteuses et d’engins de chantier s’est installé dans les rues, rythmé par les « bip bip » des marches arrière, qui donnent le tempo des travaux. A l’ombre des espaces Jean Mazenc, des installations de chantier discrètes abritent les équipes en pause. Derrière ces désagréments temporaires, un chantier de fond se déploie dans le village. On creuse dans les entrailles du bourg… Piloté par le SIEDA, en lien avec les élus de la commune, le projet est réalisé par l’entreprise SPIE.

Inspecteurs des travaux … presque finis!
À l’occasion d’une visite de chantier, les élus ont arpenté les rues du village, le temps d’une balade un peu particulière, entre tranchées et engins. Le maire, Michel Artus, était accompagné des conseillers municipaux impliqués dans les dossiers liés aux travaux : Serge Gabin, Claude Garrigues et Christian Bonnet. « Des élus compétents, pour avoir exercé dans ce domaine au cours de leur vie professionnelle » soulignait le maire. A leurs côtés, les acteurs du projet, le chargé d’affaires du SIEDA, Benjamin Austrui, et le chef de chantier de SPIE, Peyo Curutcharry . Le temps d’une matinée, tous ont joué les inspecteurs des travaux (presque) finis, observant l’avancée des opérations au plus près du terrain.


Rue après rue, les réseaux passent sous terre
Sous un soleil bienvenu ce jour-là, difficile d’imaginer que le chantier a débuté en plein hiver. « Et travailler à Moyrazès quand il fait froid, c ‘est quelque chose ! » s’amuse Peyo, le chef de chantier. Heureusement, la météo est restée clémente, limitant les interruptions et permettant une avancée correcte des travaux. Lesquels consistent en l’enfouissement des réseaux dits « secs » : électricité, éclairage public, télécommunications et internet. Des interventions menées, notamment, rue Sœur Martial, rue Jean Mazenq et rue de l’Abreuvoir.

Creuser aujourd’hui pour embellir les lendemains
Concrètement, des tranchées sont creusées pour poser les gaines acceuillant les câbles, puis elles sont progressivement rebouchées. Des ouvertures qui, au fil des semaines, redessinent les dessous du village. À terme, une reprise complète de l’enrobé est prévue. La première tranche du chantier a concerné les secteurs de Lou Ranquet et Lou Pabat, avec un renforcement du réseau existant. Si ces travaux ont pu occasionner quelques coupures ponctuelles et désagréments pour les riverains, ils répondent à une nécessité. « Les installations étaient vétustes, il fallait les sécuriser et les renforcer », rappelle le maire. Un investissement qui doit à la fois « fiabiliser les installations et contribuer à l’embellissement du village ».

A l’abri des caprices de Dame Nature
L’enfouissement des réseaux devrait aussi limiter les incidents liés aux intempéries. Avec les lignes enterrées, les risques de coupures ou d’accidents diminuent en cas de pluie, neige , vent… Et au fil des travaux, la disparition des câbles aériens libère peu à peu les perspectives visuelles. « Un bénéfice concret pour les habitants, en termes de confort et de fiabilité au quotidien. » résume le maire.



Un chantier qui s’ajuste au cas par cas
Sur le terrain, le travail reste minutieux. Car creuser sous un village n’est jamais anodin : une conduite d’eau ou un réseau mal localisé peuvent parfois, réserver quelques surprises. « On est jamais à l’abri d’un incident! » confirme Benjamin Austrui. « Lorsque les travaux concernent des parcelles privées, ils ne se font, d’ailleurs, qu’avec l’accord des propriétaires, donnant lieu à des ajustements au cas par cas ». ajoute-t-il. « Ce fut le cas, ici, par exemple », explique-t-il en désignant un jardinet coquet aux airs provençaux. « Le propriétaire ne souhaitait pas que des travaux de terrassement y soient réalisés-ce que l’on comprend aisément. Les équipes ont donc adapté le tracé des réseaux pour contourner la parcelle. »

Et la lumière sera…
Christian Bonnet met aussi en avant : « l’installation prochaine d’un éclairage public en LED, plus économique et plus performant. » Un choix qui s’inscrit dans une volonté de réduire la consommation énergétique de la commune tout en améliorant le confort visuel dans les rues.

Circulez, rien de bien compliqué…
Si les habitudes de circulation restent encore, quelque peu, bousculées ces derniers temps, ces désagréments devraient, donc, rapidement laisser place à un village modernisé, plus sûr et plus harmonieux. Le chantier avance conformément au calendrier. Si tout se déroule comme prévu, l’ensemble des travaux devrait être achevé au mois de juin. « On a quand même hâte que ça se termine ! » glisse un riverain. « Et puis ça fait beaucoup de poussière! » renchérit son épouse. Bref, un mal pour un bien, comme on dit !

En savoir plus…
Qui fait quoi sur le chantier ?
Le chantier est le fruit d’un travail conjoint entre la commune, le SIEDA et l’entreprise SPIE. Les élus, autour du maire, Michel Artus, sont à l’origine du projet. Ils en définissent les besoins, valident les choix et suivent l’avancement des travaux.
Le SIEDA (Syndicat intercommunal d’énergies du département de l’Aveyron) accompagne la commune en assurant la maîtrise d’ouvrage : études, chiffrage et coordination du chantier. Le suivi est confié à Benjamin Austrui, chargé d’affaires.
Les travaux sont réalisés par l’entreprise SPIE (Société Parisienne pour l’Industrie Électrique), spécialisée dans les réseaux et infrastructures électriques. Son agence d’Olemps, qui compte une quinzaine de salariés, intervient sur ce chantier. Sur le terrain, Peyo Curutcharry, chef de chantier, encadre les équipes d’électriciens câbleurs et de terrassiers.
À noter que le SIEDA intervient en appui des collectivités pour les travaux sur les réseaux. Il ne doit pas être confondu avec Enedis, qui est chargé de l’exploitation et de la gestion du réseau public d’électricité.

