À l’occasion de ce long week-end de Pâques, la chasse aux œufs bat son plein. Les chocolats régalent petits et grands. Les familles se retrouvent autour de bonnes tables et partagent des moments conviviaux… Le tout dans des traditions bien ancrées. Mais au-delà de ces instants festifs, Pâques, et on l’oublie parfois, demeure avant tout une fête essentielle de la tradition chrétienne. Elle célèbre la résurrection du Christ et porte un message d’espérance et de renouveau.
À cette occasion, Monseigneur Luc Meyer, évêque de Rodez et de Vabres, adresse un message à tous les Aveyronnais et aveyronnaises :
| Avec les chrétiens de l’Aveyron, je souhaite à tous et à chacun de joyeuses fêtes de Pâques… Partout dans le monde, les chrétiens fêtent avec gravité la résurrection du Christ… Et ils se rappellent les oppositions farouches et le déchaînement de violence qu’a pu susciter la prédication d’un Royaume de Paix où les petits et les pauvres sont accueillis et reconnus. Cette Lumière d’un printemps de renouveau, nous souhaitons qu’elle soit le visage d’un avenir ouvert, où chacun peut trouver sa place et donner le meilleur de lui-même. Le week-end de Pâques nous donne l’occasion de nous arrêter un peu, d’aller les uns vers les autres, avec une attention particulière — souhaitons-le — pour les plus démunis. C’est aussi cela, la résurrection : risquer le pardon ; laisser advenir du neuf dans nos relations ; désirer et construire concrètement la Paix ; cultiver patiemment une qualité de présence qui nous révèle la secrète espérance de nos existences si fragiles. Cette Lumière, nous souhaitons qu’elle dissipe les ténèbres vertigineuses de la violence. La guerre par morceaux dénoncée par le Pape François s’étend un peu partout. Les fragiles équilibres de l’ordre international sont rompus. La force de la loi a reculé devant la loi de la force. Dans ces conflits qui nous échappent, les dimensions économiques, politiques et religieuses sont intriquées, dénaturées, instrumentalisées. Cette guerre d’usure multiforme est d’autant plus redoutable que la robotisation met à distance l’acte de donner la mort. On parle de « frappes » comme on parlait de « guerre propre », il y a 30 ans… On finirait par oublier les familles décimées, les personnes handicapées à vie, les maisons détruites, les villages rasés, les enfants orphelins… Cette Lumière, nous souhaitons qu’elle se lève aussi, plus forte que le désenchantement, dans nos sociétés occidentales et dans notre Aveyron. Je pense aux enfants et aux jeunes qui comptent sur nous pour dessiner un horizon d’espérance et de fraternité. A l’issue de la période électorale que nous venons de traverser, je félicite les maires de nos communes pour leur élection et présente tous mes encouragements aux équipes municipales, dans la diversité de leurs composantes. L’Église catholique en Aveyron soutient ardemment cette qualité d’engagement politique qui œuvre localement au bien commun, si précieux pour la jeunesse, le développement du territoire et l’accompagnement des personnes en situation de fragilité. A chacun de vous, je souhaite courage et force pour le service du bien commun. ✠ Luc MEYER |

