Maison encombrée, déménagement à organiser, jardin à remettre en état, meuble à déplacer, appareil à évacuer… Face à ces situations, tout le monde n’a pas forcément le temps, les bras, ni le sens de l’organisation nécessaires. Alors, pour répondre à ces besoins du quotidien, Thomas Prépélica et Enzo Le Gall ont crée ETMS (Enzo Thomas Multiservices), une entreprise installée à Moyrazès lieu dit Fromental. Les deux amis ont bâti leur entreprise sur leurs expériences de terrain et leur complémentarité. Ils interviennent sur un large secteur couvrant l’Aveyron, le Lot et le Tarn.
Le fameux « on garde, on ne sait jamais! »
« Ah non, ça je garde, on ne sait jamais, ça peut servir ! » Qui ne l’a jamais dit? Le regrettant aussitôt, en ouvrant un placard un peu trop plein, en se promettant de faire le tri « plus tard » dans la cave ou le grenier. Et puis les années passent. À force d’accumuler, les maisons finissent parfois par déborder. Puis, vient ce jour, où il faut s’y confronter: un déménagement, une succession, un grand changement de vie… Et revient toujours la même question : « Pourquoi garde-t-on autant de choses ? » Par attachement, par habitude, parfois faute de temps ou de moyen pour s’en débarrasser. Mais, le tri finit toujours par s’imposer. C’est là que peuvent intervenir Enzo et Thomas : sur des gros chantiers et également, en amont, pour de petites interventions du quotidien. Ils ont choisi de mettre leur énergie au service des autres.

Retour sur le parcours des deux associés
Enzo, 26 ans, originaire de l’Essonne est installé à La Selve depuis 2009, et Thomas, 28 ans, originaire de Nauviale, habite Moyrazès. Rien ne les destinait particulièrement à entreprendre ensemble. Quoique : leurs parcours présentent de nombreuses similitudes.
Ils se rencontrent lors de leur CAP Vente à Rodez. Ce diplôme en poche, tout deux sont entrés, rapidement, dans la vie active. Thomas, également titulaire d’un BAC pro, avait un temps envisagé de devenir maître chien. « Finalement j’ai tout fait sauf de la vente! » confie-t-il en égrainant son parcours : paysagiste à Bozouls et Clairvaux, employé des pompes funèbres à l’entretien de monuments…

De son côté, Enzo a travaillé à Carrefour Contact, puis est devenu étiqueteur en boucherie. Il a également exercé comme maçon, enchaînant, lui aussi, les expériences. Il s’est ensuite tourné vers la livraison et le montage de mobilier, d’électroménager et de cuisines. C’est dans cette entreprise ruthénoise qu’il a retrouvé Thomas. Les deux jeunes hommes y ont réalisé ensemble leurs premières missions de terrain. Le début de leur collaboration.

Une expérience formatrice et …physique !
C’est aussi ensemble qu’ils ont intégré l’entreprise Revel, spécialisée dans le déménagement et la logistique. Pendant deux ans et demi, ils y enchaîneront livraisons, montage démontage de mobilier, port de charges, organisation des tournées, interventions chez les particuliers. L’expérience fut intense et très formatrice. Une période qu’ils résument avec humour : “C’était mieux que la salle de musculation !”.
La convergence de deux parcours
C’est également chez Revel qu’ils ont validé, leur CAP de conducteur routier, renforçant encore leurs compétences. En décembre dernier, le duo décidaient de tourner la page et de quitter l’entreprise, avec une idée déjà bien ancrée : créer leur propre structure. Ce moment marque le véritable point de départ de leur aventure entrepreneuriale. Au fil des années, ils ont malgré leur jeune âge développé bien plus qu’une expérience professionnelle : une vraie complicité, une solide amitié forgée sur le terrain et ancrée dans leur quotidien . Forts de leur savoir- faire en manutention, organisation, relation client, ils ont choisi de s’appuyer sur cette complémentarité pour se lancer ensemble.
Enfin, jusqu’à leurs vies personnelles, les deux associés semblent s’être accordés, puisqu’ils partagent tous les deux leur vie avec une Pauline. Une coïncidence amusante qui vient encore renforcer l’idée de parcours étonnamment parallèles.
Le terrain comme premier réseau
Dès janvier, les deux associés sont allés directement “taper aux portes” des agences immobilières et des études notariales. L’objectif : échanger avec les professionnels du secteur, comprendre les besoins du terrain, mesurer la demande et faire connaître leur activité. Une première démarche simple, concrète et efficace pour lancer leur visibilité locale.

Passer la porte, entrer dans une histoire
À force d’intervenir chez des particuliers, les deux amis ont constaté un besoin bien réel : celui d’être accompagnés, parfois bien au-delà du simple transport de meubles. « Vider une maison, ce n’est pas juste déplacer des objets. C’est entrer dans la vie des gens », expliquent-ils. Derrière chaque intervention, il y a une histoire : une succession, un départ en maison de retraite, un déménagement, ou parfois des situations plus complexes, comme des logements très encombrés. Autant de moments où les familles peuvent, rapidement, se sentir dépassées.
Et aussi pour un simple coup de main
Aujourd’hui, Enzo et Thomas proposent un large éventail de services : vide-maison, d’appartement, de cave ou de grenier, tri et évacuation, aide au déménagement, manutention lourde, montage et démontage de meubles, emballage et organisation logistique. Mais dans leur métier, il n’y a pas que les grands chantiers impressionnants : parfois, il s’agit simplement d’un meuble à descendre, d’un appareil à évacuer ou d’un coup de main qu’on n’a pas autour de soi. Dans ces situations, il est aussi possible de faire appel à leurs services.

Entre objets et histoires de vies
Entrer dans une maison à vider, c’est entrer dans l’intimité des gens. Dans certains cas, les émotions sont à fleur de peau, notamment lors de périodes de deuil ou de changement de vie difficile où les familles peuvent se trouver désemparées. « Entre ceux qui voudraient tout garder et ceux qui préféreraient tout jeter, il faut savoir trouver le juste équilibre », expliquent Enzo et Thomas. Pas question de travailler « comme des robots. Le tri est essentiel, et chaque situation est abordée avec discernement, » rassurent les jeunes entrepreneurs. Discrétion, respect de la vie privée, écoute et accompagnement font pleinement partie de leur mission. « On est là aussi pour accompagner, pas seulement pour vider », soulignent-ils.
Un passé à conjuguer au présent
Par ailleurs, tout n’est pas systématiquement jeté, et heureusement. Grâce à leur expérience, Enzo et Thomas ont appris à reconnaître la valeur de certains objets.« Quand on a un doute, où que l’on n’est pas en mesure d’évaluer on n’hésite pas à faire appel à des professionnel pour affiner l’évaluation ». Lorsque cela est possible, ils privilégient une seconde vie : meubles, vaisselle ou objets divers peuvent ainsi être orientés vers des circuits de revente, notamment via leur page professionnelle sur Le Bon Coin ou des magasins d’ occasion. Une manière à la fois responsable et pragmatique de limiter le gaspillage… et de redonner vie à ce qui dormait depuis des années.

Un métier en phase avec son époque
Ce type d’activité s’inscrit pleinement dans l’air du temps. Longtemps discret, le métier de vide-maison et de désencombrement est aujourd’hui davantage mis en lumière, à travers des émissions de télévision et des contenus consacrés au tri, au rangement et à la seconde vie des objets. Comme d’autres métiers de service avant lui, il gagne en visibilité et en reconnaissance, car il répond à une réalité très actuelle : celle de la nécessité de trier, désencombrer et mieux consommer.
Un fonctionnement rigoureux et transparent
Avant chaque intervention, un devis gratuit, personnalisé et sans engagement est établi. « Il prend en compte les spécificités de chaque projet : nombre d’étages, volume et poids des objets, des meubles ou complexité de l’évacuation. D’autres paramètres comme, par exemple, le coût lié au traitement des déchets, le déplacement… s’y ajoutent. » indiquent Enzo et Thomas.
Sous les toits et dans les jardins
Grâce à leur équipement complet — deux camions fourgons floqués à leurs noms, remorques, matériel de manutention (diables, sangles), outillage électroportatif, mais aussi matériel d’entretien comme tronçonneuses, aspirateurs ou nettoyeurs haute pression — ils peuvent intervenir efficacement dans toutes les situations.
Leurs activités ne se limitent pas aux vide-maison désencombrement ou à l’aide au déménagement. Une fois les intérieurs vidés et nettoyés, il peuvent intervenir à l’extérieur des propriétés, indépendamment de tout chantier intérieur. Entretien des espaces verts, tonte de pelouse, taille d’arbustes, débroussaillage : ces prestations complètent leur offre. Des abords propres, parfois fleuris et des extérieurs soignés : la maison retrouve alors un cadre harmonieux, qu’il s’agisse d’une vente, d’un changement de vie… ou simplement de préserver un lieu agréable au quotidien.

ETMS, porter bien plus que des objets…
L’entreprise est basée à Moyrazès, où les deux associés ont installé leur activité et leur matériel. Ils interviennent dans tout le département mais aussi le Lot et le Tarn voisins. Ils peuvent aujourd’hui compter sur un démarrage encourageant, avec déjà de nombreuses demandes.
Avec ETMS, Enzo et Thomas ont fait le choix d’un métier concret, utile et profondément humain. Un métier qui demande autant de bras que de tact, et où chaque intervention est différente… parfois physique, parfois émotionnelle, souvent les deux. Et si, finalement, le plus difficile n’était pas de vider… mais de savoir quoi garder ? Un conseil : conservez cet article : « on ne sait jamais ça peut servir! »

