Vendredi soir, au stade René Fabre, la chaleur était encore bien présente après une journée marquée par les fortes températures . A l’ombre du club house, en lisière de la pelouse, des tables avaient été dressées. Le maire de Rieupeyroux, Jean-Luc Thémines et les conseillers municipaux accompagnés de leurs conjoints s’étaient réunis pour une séance récréative : un repas champêtre façon auberge espagnole.

Gourmandises et simplicité autour des tables
Chacun était, donc, venu avec ses couverts, ses assiettes et un plat à partager :taboulé, salades de pâtes, quiches, charcuteries, desserts maison… Quelques amateurs éclairés avaient soigneusement sélectionné des bouteilles pour accompagner ces grands classiques des repas d’été. Une simplicité assumée, sans chichi, qui donnait le ton à une soirée des plus conviviales.

Au fil des conversations…
Dans ce petit cadre bucolique de petits groupes se formaient, se défaisaient, puis se reformaient, au gré des discussions. Chacun picorait, un verre à la main entre une bouchée de taboulé , quelques chips ou une rondelle de saucisson… Ici, on échangeait une recette de cuisine, là, on parlait des enfants, plus loin on évoquait des souvenirs ou des projets et parfois les sujets municipaux s’invitaient naturellement dans la conversation. . Une parole libre, spontanée, qui donnait à l’ensemble une atmosphère de grande réunion de famille.



Mieux se connaître, autrement
Derrière ce sympathique rendez-vous se dessinait, pourtant, un objectif bien précis : permettre aux élus de mieux se connaître. Entre nouveaux conseillers et membres plus expérimentés, cette parenthèse offrait l’occasion de se découvrir autrement que dans le cadre formel des réunions.

Delphine, au cœur de la dynamique d’équipe
Delphine Marlin joue un rôle central dans cette dynamique entre élus. Elle est d’ailleurs à l’initiative de cette soirée. Deuxième adjointe au maire, la jeune femme signe là son premier mandat. Un engagement qu’elle aborde avec une énergie communicative. « Je suis un peu hyperactive », sourit-elle, comme pour résumer son tempérament.

Revenue sur ses terres natales, il y a une dizaine d’années, elle a retrouvé ici ses racines familiales. Son père est originaire de la commune, sa mère de La Salvetat-Peyralès. « Je suis ravie d’être revenue » confie-t-elle avec enthousiasme
Responsable communication chez Groupama, elle revendique avant tout un goût prononcé pour le contact humain, nourri par son parcours professionnel et ses engagements associatifs. Aujourd’hui, elle retrouve cet esprit dans la vie municipale.

Elle voit, d’ailleurs, dans cet engagement, un véritable challenge, mais aussi une expérience enrichissante. « On apprend beaucoup », explique-t-elle.
Dans la commission Communication Finance Tourisme et Culture, les échanges se veulent ouverts et constructifs. « Nous sommes cinq. On s’entend bien mais on ne se connait pas forcement », souligne-t-elle. C’est justement là , pense-t-elle, que réside l’enjeu : favoriser les échanges au-delà des dossiers et renforcer l’esprit d’équipe dans la municipalité.

Encouragée par le succès de cette première édition à laquelle l’ensemble des élus a participé, Delphine est déjà tournée vers la suite. Elle imagine d’autres rendez-vous récréatifs : une soirée plus ludique à l’automne, un moment associant élus et agents municipaux au printemps… Sa démarche : continuer à créer du lien. « Une équipe, ça se construit aussi en dehors des réunions. »
« Cohésion, esprit d’équipe, échange, relations humaines… » , des mots qui trouvent un écho particulier auprès de Jean-Luc Thémines, le maire, également chef d’entreprise et président du club de foot. Pour lui la vie collective se joue aussi sur le terrain du quotidien. Il ne peut que se féliciter de telles initiatives.

Guillaume, l’apprentissage du mandat
Guillaume Mouysset, est, lui, le benjamin des élus rieupeyrousains. À 29 ans, Guillaume, agriculteur au Théron à La Fage, fait partie des nouveaux visages du conseil municipal. Le jeune homme discret entame ce premier mandat avec humilité.

Pour lui, pas question de foncer tête baissée. Lorsqu’on lui propose de rejoindre la liste municipale, il prend le temps de la réflexion. Entre son exploitation agricole, sa vie de famille déjà bien remplie et un heureux événement à venir avec Julie, il mesure la portée de son engagement. Finalement, la curiosité l’emporte : « J’avais envie de voir comment ça se passe », confie-t-il simplement.

Une curiosité nourrie par son ancrage local. Au Théron, son « quartier général » le hameau où il a grandi, Guillaume s’ investit au comité des fêtes réputé, notamment, pour son fameux repas à la truite, qui rassemble chaque été des centaines de gourmands. (Cette année les 18 et 19 juillet prochains).

C’est donc, tout naturellement, qu’il a intégré la commission Associations au conseil municipal de Rieupeyroux. Il officie également à la commission Voirie. Il apprécie d’y travailler aux côtés de Jean-Louis Cavalier. « C’est quelqu’un qui a beaucoup d’expérience, j’apprends énormément avec lui », assure-t-il modestement. « C’est vrai qu’on ne se connaît pas tous. Lors d’une soirée comme celle -là on prend le temps de discuter. C’est convivial et c’est sympa », conclut-il d’un sourire.

Un œil discret sur les Bleus
Le hasard du calendrier ajoutait une note insolite à cette parenthèse conviviale : au même moment, l’équipe de France de football disputait un match de Coupe du monde. La date de la soirée, fixée depuis plusieurs semaines, l’avait été sans la moindre considération pour l’agenda sportif. De temps à autre, certains convives s’éclipsaient quelques secondes pour jeter un œil discret sur le score via leur portable avant de revenir très naturellement aux conversations. Qu’ils soient rassurés je ne donnerai, ici, pas leurs noms !

Didier, sommelier d’un soir
Dans cette ambiance bon enfant, certaines scènes venaient ajouter encore un peu de relief à la soirée.
Didier Bruel, membre de l’équipe municipale, avait troqué, pour l’occasion, son rôle d’élu contre celui de sommelier… Bouteille à la main, il faisait le tour des convives , servant généreusement son vin à la robe rubis avec une fierté non dissimulée.
« Goûte-moi ça ! »
Je me laissais volontiers tenter. Je soupçonne d’ailleurs ce vin de posséder quelques vertus hilarantes, tant il a entretenu ma bonne humeur jusqu’à la fin de la soirée. Les témoins présents confirmeront sans doute mon léger état de grâce…

Un invité gourmand et … affectueux
Le chien de Michèle Auréjac, conseillère municipale, était aussi de la fête. Très attentif à ce qui se passait autour des tables, il guettait la moindre miette ou tomate susceptible de tomber des assiettes. Toujours prêt à obtenir une gourmandise, il se prêtait volontiers au jeu, allant jusqu’à donner la patte, voire les deux. Il quémandait aussi délicatement quelques caresses,ici et là., y compris auprès du premier magistrat.

Jean-Louis, une affaire qui tourne
Un premier magistrat qui peut s’appuyer sur l’expérience et la sagesse de Jean-Louis Cavalier, premier adjoint et doyen du conseil municipal.
Figure bien connue de la commune, ancien chef d’entreprise et acteur de longue date des grandes manifestations locales, il est de ceux que l’on croise inévitablement dans la vie rieupeyrousaine. Même si- au grand dam du maire- Jean-louis s’accorde désormais trop régulièrement des échappées vers la Côte Méditerranéenne.

Fort de ses nombreux mandats, Jean-Louis est un soutien précieux pour la municipalité dont il connaît parfaitement les rouages.

Ce soir-là, c’est dans un registre plus inattendu qu’il s’est illustré, autour du gâteau à la broche qu’il avait patiemment tourné au-dessus du feu, l’après-midi même. Moustache rieuse et œil pétillant, il me suggérait devant l’appétissant cône doré : « Tu peux dire que je tourne en rond si tu veux, mais pas que je tourne mal ». Voilà, c’est fait!

Monique, entre humour et patience
Et comme chacun le sait, derrière chaque grand homme se cache une femme. Celle de Jean-Louis s’appelle Monique.
Elle ne manque ni d’humour ni de patience, et partage avec bonne humeur un quotidien rythmé par les engagements locaux de son mari. Une réalité que les conjoints des nouveaux élus découvriront sans doute au fil des années et des mandats.
Pour l’heure, les élus se sont engagés pour six ans dans une nouvelle aventure. La feuille de match est simple mais essentielle : faire équipe et jouer collectif avec une ambition de résultats, sans oublier, de temps en temps, de s’accorder une troisième mi-temps…








