Il est des journalistes capables de vous expliquer tout un système de jeu, de décortiquer une action, de commenter pendant des heures les subtilités du football. Malheureusement, pour les passionnés du ballon rond, ce n’est pas mon cas. Mais la Gazette n’a jamais eu, non plus, la prétention de rivaliser avec les grand journaux sportifs. Au fil de ses pages, elle s’attache, avant tout, à celles et ceux qui font vivre tous les évènements du territoire. Ils étaient nombreux au 20e tournois des Ségalis à Rieupeyroux, le week end dernier.
Un coup d’envoi sous le signe de la convivialité
Samedi, c’est sur les terrains du stade René Fabre que les plus jeunes footballeurs donnaient le coup d’envoi. Le soir, membres du FSRS, éducateurs, joueurs, anciennes gloires du club et accompagnateurs des équipes venues de région toulousaine se retrouvaient autour du fameux aligot préparé par Michel Rouquette.




Un père, des souvenirs, une émotion
L’ambiance était naturellement à la fête. Mais un moment particulièrement fort est, toutefois, venu ponctuer la soirée. Le FSRS a tenu a rendre hommage à Patrick Pollio, disparu en 2011. Avec son ami, Jean-Luc Thémines, il avait été initiateur de cette aventure humaine et sportive, il y a vingt ans.

Pour l’occasion, Laurine, l’une de ses filles, a reçu un trophée à l’effigie de son père, sous les applaudissements de l’assemblée. Une parenthèse chargée d’émotion où les souvenirs ont naturellement refait surface…

Quelques instants plus tard, les sourires revenaient déjà sur les visages. La soirée pouvait continuer. Elle se poursuivit tard dans la nuit.



Une fourmilière autour des terrains
Quelques heures plus tard, à peine, les bénévoles étaient, déjà, à pied d’oeuvre pour accueillir les premières équipes de cette deuxième journée. Des dizaines et des dizaines de jeunes footballeurs investissaient, à nouveau, les terrains du complexe sportif de Rieupeyroux. Autour, une autre fourmilière s’activait sans relâche. Éducateurs, arbitres, bénévoles, chacun avait sa mission…
Un public entre ombre et passion
Sur le bord des pelouses, les parents vivaient les rencontres avec un enthousiasme débordant, digne d’une finale de coupe du monde. Comme le soleil foulait aussi le gazon, l’enjeu principal pour les supporters était simple : trouver un peu d’ombre et de quoi se rafraîchir.

Sapé comme jamais …
Et dans ce décor estival, la casquette saharienne de Jean- Michel Nourry ne passait pas inaperçue. A tel point que je le soupçonne, d’avoir cherché à imposer une nouvelle tendance mode couvre-chefs des bords de terrain…



Les passionnés se tenaient au plus près de l’action, derrière les barrières du stade. D’autres avaient choisi les tribunes, un peu plus en hauteur avec une vision d’ensemble… mais un confort toujours très relatif sur les dalles en béton. L’essentiel était surtout de trouver l’art et la manière de donner de la voix pour encourager son équipe favorite.






Volutes de fumée et de convivialité
Parmi les parents, certains ont limité leurs encouragements directs, ce dimanche matin, mais pas leur implication dans la vie du club. Ainsi les papas de Mathéo, Marcel et Justin s’affairaient joyeusement autour du barbecue. Yohan, Lenaïc et Benjamin -joueur, ancien joueur, coach ou parents- assuraient la parfaite cuisson des chipolatas de midi.

« On a vu de la fumée alors on est venus », plaisantait l’un d’eux, sans trop oser revendiquer le titre officieux de « roi du barbecue ». Pourtant ils en avaient bien un des attributs principaux : le verre toujours à porté de main !

Non loin de là, dans d’autres volutes de fumée, des bénévoles s’activaient autour des friteuses. Il fallait aussi assurer le service des plateaux, dans un ballet parfaitement rôdé. Les tables ne désemplissaient pas . Joueurs, parents, accompagnants s’y retrouvaient pour reprendre des forces entre deux rencontres.



Des marathoniennes du bénévolat
Avant de passer à table, le passage obligé était le stand de vente de tickets repas tenu par Gisou et Stéphanie.


Tout le monde connaît Gisou, au club. Son histoire familiale y est d’ailleurs intimement liée : son père, ses frères, ses soeurs, ses neveux…tous ont un lien avec le FSRS. Elle en est d’ailleurs, toujours la secrétaire. « Ce matin on était là à 7h 30. La veille on a fini autour de minuit et aujourd’hui on n’a pas arrêté. » me confiait-elle alors que le tournoi touchait à sa fin. Elle énumérait tant d’activités qu’il m’était difficile de tout noter. Entre son après- midi à tartiner quelques 320 crêpes de Nutella et la vaisselle des 120 repas de la veille et tout le reste, elle n’a pas chômé !

Corinne Ichard multipliait, elle, les allers et retours entre les stands, les cuisines et les terrains. Responsable du pôle associatif du FSRS, elle était particulièrement attentive à la logistique, tout en restant au cœur de l’action avec un généreux sourire. Nettoyer, balayer, ranger… leur journée était encore pourtant loin d’être terminée…



Sébastien, le club chevillé au cœur
A la buvette les joueurs du club assuraient le service, il faisait chaud, il faisait soif ! Sébastien Julien responsable de la buvette veillait à la bonne marche de l’entreprise. Originaire de Rieupeyroux, Sébastien a porté les couleurs du club ségali jusqu’à l’âge de 20 ans. De retour au pays, il y a dix ans, après une parenthèse loin de ses terres natales, Sébastien a retrouvé le FSRS à travers l’équipe vétérans pour six saisons. Il a définitivement raccroché les crampons, il y a quatre ans. Sébastien est, tout de même, un bénévole un peu particulier dans le paysage du club. Pas d’ enfant engagé dans une équipe, pas de rôle d’éducateur, ni de dirigeant, il revendique seulement un attachement de longue date au FSRS et l’envie de s’y investir à nouveau. Une présence discrète, efficace et modeste. Comme le souligne Jean-luc Thémines, avec humour et beaucoup d’estime : « Il gère la buvette de notre club mieux qu’un café avec une rigueur et une efficacité remarquable. » Sébastien résume, lui, simplement « On m’a proposé : on ne peut pas dire non au FSRS! »

Des tribunes aux pelouses, des cuisines à la buvette, ils sont nombreux à avoir œuvré dans l’ombre pour faire de cette 20e édition du tournoi des Ségalis une réussite. Impossible de tous les citer mais chacun mérite d’être remercié. Tous auront joué la partie bien au-delà des terrains. A suivre….
Dans le prochain article de la Gazette d’autres visages du club seront mis en valeur: éducateurs, entraineurs, arbitres ainsi que des footballeurs locaux, régionaux et nationaux comme Guy Lacombe qui ont honoré ce tournoi de leur présence. A suivre…





