Moyrazès, sous le soleil et le ciel du Ségala, certains rêvent déjà de prendre le large…

Au boulodrome de Moyrazès, vendredi soir, il n’y avait ni mer, ni vagues, ni embruns… Juste quelques chaises posées sur le « sable » du terrain de pétanque. Une scène finalement bien plus terre à terre que maritime. Pourtant, les discussions naviguaient … autour d’un bateau. En réalité, ce navire est encore à quai. Il lèvera l’ancre et prendra le large, pour la plantation des mais, le 26 septembre prochain. Mais, il lui faut encore trouver un capitaine, des matelots, un port d’attache et même passer par le carénage.

Une flotte insoupçonnée en plein Ségala

Serge Gabin, premier adjoint et Carole Bes, conseillère municipale – en charge de l’animation de la plantation des mais – avaient invité les habitants des secteurs Nord, sud et centre. L’objectif de cette rencontre était de commencer à dessiner les contours de l’aventure. Pour cela tout est parti d’une photo sur le téléphone de Serge- un peu floue certes- mais suffisante pour donner le cap et lancer les premières idées ! Les futurs quartiers-maîtres du projet espèrent être rejoints par des moussaillons motivés pour embarquer dans cette épopée au long cours Ce bateau a été imaginé, façonné et gentiment prêter par les « armateurs » du village voisin de Boussac. A charge désormais pour les moyrazèsois de se l’approprier, le personnaliser et lui donner un nouveau cachet pour le grand départ en automne. Pour l’heure, seules les escales sont cartographiées.

Des bouteilles à la mer…

Il fallait d’abord trouver celui qui tiendrait la barre. « Sur un parcours de 36 kilomètres, dont plusieurs sur la départementale, dans un cortège de plus d’une quinzaine de chars » comme le rappelait Serge. Dans ces conditions, impossible de laisser le navire partir sans capitaine de confiance. Il fallait également lui trouver un port d’attache où les ouvriers du chantier naval pourront travailler dans les semaines à venir. Sans oublier un dernier écueil : un pneu présentant une hernie devra être remplacé avant la mise à flot.

Charles en reconversion, du gouvernail au chantier de carénage

Ces doléances jetées comme une bouteille à la mer ont trouvé écho dès le lendemain matin. Charles Besse a, en effet, annoncé qu’il mettrait à disposition son tracteur pour tracter le char, qu’il en assurerait la conduite et qu’il ouvrait également les portes de son hangar de La Pale. Une excellente nouvelle qui permet à l’équipage de poursuivre son cap plus sereinement et … aux habitants de Moyrazès de découvrir qu’il avaient un port tout près de chez eux, une station balnéaire jalousement préservée.

Un flot d’idées sur le pont du futur équipage

Pour garder le cap, un responsable, Thierry, a été désigné pour le char et un groupe WhatsApp a été créé. Il n’a pas fallu longtemps pour que les idées prennent le large. Les propositions se succèdent à vive allure : baptiser le bateau « Les Dents de la mère » pourquoi pas embarquer Jack Sparrow et recréer l’univers des Pirates des Caraïbes ou encore imaginer un décor sous-marin… Costumes, ambiance, déguisements…Chacun commence déjà à se projeter dans cet équipage en devenir.

Un envoyé spécial, embarqué dans l’aventure…

Comme la Gazette vogue d’une manifestation à l’autre, Bernard a été dépêché en qualité d’envoyé spécial sur cette réunion. Il a scrupuleusement rempli sa mission, prenant des notes, gardant le regard bien accroché à l’horizon des discussions. Je l’en remercie. Il a d’ailleurs relevé un de ces petits détails qui font tout le charme de ces rencontres locales, le traditionnel verre de l’amitié : une limonade. De quoi conclure la soirée sur une note… très pétillante, tout en gardant en tête qu’il n’est,cependant, pas question, ici, de « coincer la bulle » ! .

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