Pour donner envie à de futurs professionnels de la santé de poser, un jour, leur stéthoscope… et leurs valises en Ségala et de mettre leurs compétences au service de ses habitants, rien de mieux que de leur faire découvrir ce territoire. Un pays vivant, généreux, fier de son histoire et surtout un territoire qui a du cœur.
Quand le Ségala soigne son attractivité
Une balade à vélo, des jeux, une immersion dans le patrimoine local, une assiette gourmande, des contes et légendes… Voilà l’ordonnance de convivialité prescrite par la Communauté de communes Aveyron Bas Ségala Viaur, en partenariat avec l’Equipe de Soins Primaires (ESP) Ségala Viaur et le soutien du Département pour faire découvrir le territoire à ces futurs professionnels de santé.

Des amphithéâtres aux chemins du Ségala
Venus de la faculté de médecine de Toulouse, ces internes sont actuellement affectés dans l’Aveyron auprès de médecins généralistes, de maisons de santé ou d’hôpitaux. Ils ont troqué, le temps d’une journée, leur blouse blanche contre des tee-shirts, des shorts et des chaussures de sport pour s’immerger dans les paysages, l’histoire et les richesses de ce territoire. Bref, tout ce qui ne s’apprend pas dans les amphithéâtres, mais qui peut compter au moment de choisir un lieu d’installation.

L’ESP Ségala Viaur mise sur la force du collectif
L’Equipe de soins primaires (ESP) Ségala Viaur est un collectif qui rassemble les professionnels de santé du secteur autour d’objectifs communs : favoriser la coordination des soins, le travail en équipe et l’attractivité médicale du Ségala. Médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, pharmaciens et autres acteurs de santé travaillent de concert pour répondre au mieux aux besoins des habitants et préparer l’avenir de l’offre de soins.

Présidée par Pierre-Marie Vayssette, l’ESP Ségala Viaur participe également à l’accueil et à l’accompagnement des futurs professionnels de santé. Sa présence aux côtés des étudiants, ce jour-là, prenait donc tout son sens. Anaël Couderc, kinésithérapeute à Rieupeyroux et engagé au sein de l’ESP, a accompagné les équipes le matin, Emma Husson a pris son relais l’après-midi.

Sur les chemins du Ségala… à bicyclette !
Cette journée a débuté par une balade à vélo entre Rieupeyroux et Prévinquières. « Quand on partait de bon matin, quand on partait sur les chemins, à bicyclette » Les paroles d’Yves Montand auraient presque pu accompagner cette escapade au cœur de Notre Ségala. Pas question, là, de battre les records de vitesse de Pogacar. Le but était double : savourer les paysages traversés et créer des liens entre étudiants et professionnels de santé locaux. Les participants ont, ensuite, dû faire preuve d’adresse, de réflexion et d’agilité au travers de différentes épreuves ludiques. Le tout dans un cadre remarquable en bordure de l’Aveyron à Prévinquières. Ce village de caractère, a offert, un décor verdoyant à cette première étape de découverte.

Quand résonne la mémoire du Ségala…
Direction, ensuite, le Martinet du Lézert à Labastide l’Evêque pour une plongée dans le passé de la vallée. Niché au bord du petit ruisseau qui serpente joyeusement entre les pierres et sous petit pont restauré le moulin hydraulique dévoilait aux visiteurs un pan du patrimoine bastidien.

Des bénévoles de l’association ont fait résonner le lourd marteau frappant les pastelles de cuivre. Un son sourd qui faisait écho à cette époque où la force de l’eau animait les martinets et où ce savoir-faire ancestral contribuait à la richesse de toute cette vallée. Puis, la pause déjeuner a pris un savoureux accent aveyronnais autour d’un aligot et du veau d’Aveyron et du Ségala.

Rieupeyroux et ses personnages hors du temps
L’après-midi, c’est Rieupeyroux qui a livré quelques uns de ses secrets, à travers un jeu de piste. Au détour des ruelles de son cœur historique, le groupe a croisé quelques personnages hauts en couleur : un notaire, une paysanne proposant une dégustation à l’aveugle de produits locaux au pied de la fontaine Saint Martial, la mystérieuse sorcière du clocher de l’église et bien-sûr le gargantuesque… Gargantua !

La légende de Gargantua gravée dans les mémoires
Le célèbre géant, Gargantua, rendu immortel par François Rabelais au XVIᵉ siècle, a toute sa place dans les légendes rieupeyrousaines. Dans l’église Saint-Martial est, d’ailleurs, conservée la célèbre omoplate de Gargantua, qui nourrit depuis des siècles l’imaginaire local… même si les plus cartésiens y voient simplement une omoplate de baleine.

Sur la colline de Modulance, entre horizons et légendes
La journée s’est achevée à la chapelle Saint-Jean de Modulance, point culminant de Rieupeyroux. De là, les étudiants ont pu admirer un panorama exceptionnel sur le Ségala et porter leur regard jusqu’à la chaîne des Pyrénées. C’est également là que la tradition situe l’un des exploits du géant : du haut de la colline, Gargantua aurait lancé les énormes rochers encore visibles autour de la commune.

Le Ségala, un virus pas comme les autres
Avant de se quitter, les étudiants ont également reçu quelques cadeaux offerts par des entreprises et acteurs locaux : des produits de la pharmacie de Rieupeyroux et du Laboratoire du Haut-Ségala et des gourmandises du Moulin du Pivert. Une dernière attention, histoire de repartir avec quelques souvenirs de cette journée qui a ravi l’ensemble des participants.
Mais venir en Ségala, c’est prendre le risque d’attraper un virus pas comme les autres dont le principal symptôme pourrait bien être l’envie d’y revenir… et peut-être, un jour, d’y poser ses valises.


