L’inspection annoncée de la communauté de brigades de gendarmerie de Rodez (Rodez, Baraqueville et Pont-de-Salars) s’est tenue mercredi matin à Baraqueville. Cette rencontre a permis de dresser les bilans de l’année écoulée et d’évoquer les perspectives à venir.
Une salle à la hauteur du moment
La salle, vaste et lumineuse, située tout en haut de la mairie de Baraqueville, semblait faite pour cela : un lieu où l’on prend de la hauteur, au propre comme au figuré. Les chaises alignées, la lumière qui entre largement, et cette impression d’être à la fois dans un moment officiel et une scène de vie locale bien ancrée.
Un accueil municipal chaleureux
Sur le pas de la porte, l’adjoint au maire Gérard Bec, qui connaissait la plupart des personnes présentes, prenait le temps d’accueillir chacun. Le maire, Jacques Barbezange, étant retenu par d’autres obligations.



Perdue dans les codes de l’uniforme
Un pas dans la salle, et l’uniforme s’imposait d’emblée avec ce léger flottement, presque comique, du regard civil qui ne sait pas trop où se poser. Je me surprenais à détailler un bouton, une médaille, à me demander s’il fallait sourire, saluer, me faire discrète. Les vareuses bleues occupaient l’espace, avec leurs insignes, leurs barrettes colorées, leurs écussons et toutes ces décorations dont, personnellement, je ne maîtrise aucun code ! Difficile, dès lors, de savoir qui est qui, de distinguer les grades : tout m’apparaissait très normé, presque hermétique au premier regard.

La rigueur des tenues, la chaleur des rencontres
Pourtant, très vite, autre chose s’imposait. Derrière la rigueur des tenues, les sourires et les poignées de main chaleureuses se multipliaient. Un accueil sympathique qui cassait immédiatement cette impression de distance instaurée par l’uniforme. C’est alors que l’adjudant Gaétan Bourrier, commandant de la brigade de Baraqueville, venait me saluer. Un échange simple, direct, presque familier. « Bonjour, c’est moi qui vous ai contactée », dit-il en souriant.

Chacun prend place
Petit à petit, l’assemblée prenait place dans la salle. Les élus s’installaient, les représentants des forces de l’ordre et les partenaires institutionnels se répartissent selon une organisation bien rodée. Parmi eux, le directeur de la Maison d’Arrêt de Rodez, Thierry Deliessche.

Un chef d’escadron pour conduire la séance
Le chef d’escadron Thomas Maugard, commandant de la compagnie de Rodez depuis 3 ans ouvrait la séance, saluant et remerciant les participants. Il en présentait les grandes lignes avant de laisser la parole au lieutenant Gaétan Chodjaï, à la tête de la communauté de brigade de Rodez depuis août 2025. Il revenait ensuite pour ouvrir les échanges avec l’assistance.

Un discours d’unité et d’engagement
Le lieutenant Gaëtan Chodjaï entrait dans le cœur du propos. Il insistait sur le sens de ce rendez-vous, « un moment fort » . « Un instant privilégié » pour revenir sur l’année écoulée, en mesurer les actions et en tracer les perspectives. Il soulignait l’esprit de corps et l’indispensable complémentarité des unités et des services. Il saluait les militaires « héros du quotidien ». Les remerciait pour « leur engagement » dans des missions exigeantes et continues. Il mettait en avant « leurs résultats sérieux ». A travers ces mots, il exprimait sa « fierté de chef ».

Des missions multiples
Il détaillait, ensuite, l’organisation des différents effectifs engagés sur le territoire, selon leurs spécialités : lutte contre les stupéfiants, gestion des missions liées à la maison d’arrêt, gendarmerie mobile, unités spécialisées dans les enquêtes, les violences intrafamiliales et conjugales…
La jeunesse et dynamisme au cœur des brigades
La communauté de brigades de Rodez se distingue par sa jeunesse : la moyenne d’âge est d’environ une trentaine d’années. Elle compte 28 militaires bientôt 30…

Renforcer la proximité avec la population
Le lieutenant ruthénois évoquait l’évolution de l’organisation des unités et la nécessité d’adapter la présence sur le terrain aux réalités démographiques. Il citait notamment l’exemple de Luc-la-Primaube, où un accueil de gendarmerie a été mis en place pour répondre à cette évolution et aux besoins de proximité.

Une délinquance sans frontière
Il insistait ensuite sur les priorités de l’année à venir, avec un accent fort mis sur la lutte contre les stupéfiants, enjeu majeur du territoire. Les cambriolages et la délinquance de proximité restent identifiés comme des points de vigilance importants , appelant à renforcer la présence sur le terrain et la réactivité opérationnelle. La délinquance ne connaît pas de frontières administratives. « Les malfaiteurs n’ont pas de limites géographiques; nous non plus » assurait-il en substance. D’où la nécessité d’une étroite collaboration entre unités et services, y compris au-delà du département, dans une logique de complémentarité opérationnelle.

Entre le possible et l’impossible
Il citait une formule empruntée au général de Gaulle : « Entre le possible et l’impossible, deux lettres et un état d’esprit ». Une manière d’insister sur l’exigence, la détermination et la capacité d’adaptation attendues des forces engagées sur le terrain. Dans la continuité il insistait sur le développement des dispositifs de prévention qu’ils soient portés par les collectivités à travers la vidéo-protection ou par les forces de gendarmerie, elles- même.

Le terrain, première source d’alerte
Il revenait, également, sur le dispositif de participation citoyenne, expliquant qu’il ne s’agissait : » en rien, de délation, mais d’un outil de complémentarité avec la gendarmerie ». Dans les villages, les échanges anodins du quotidien sur la place communale, sur le banc public, à la boulangerie…permettent souvent de faire remonter des informations utiles sans formalisme particulier !





Élus et gendarmes : une reconnaissance partagée
Ce sujet trouvait écho dans le temps d’échanges avec l’assistance. Des élus sont intervenus sur ces questions de vidéo-protection et de sécurité de proximité. Certains ont profité de l’occasion pour saluer la présence régulière jugée rassurante des gendarmes et la qualité des rondes effectuées sur leur communes.



« Être ambitieux n’est pas impossible , être militaire nous oblige » concluait le lieutenant Gaétan Chodjaï.
Un bilan chiffré et détaillé
Cette réunion comptait le volet plus technique du bilan, avec la présentation détaillée des chiffres de l’activité de la communauté de brigades. Interventions, procédures, résultats judiciaires ou encore sécurité routière : l’ensemble des données fait l’objet d’un exposé précis, ci-dessous en images afin de vous permettre sa lecture détaillée.












Une parenthèse conviviale et une belle rencontre
La réunion s’est ensuite prolongée dans un moment très convivial autour d’un verre. C’est précisément à cette occasion que j’ai fait la connaissance d’Audrey, gendarme de la communauté de brigades de Rodez. Rendez-vous demain dans La Gazette de Notre Ségala pour faire sa connaissance.




