Sous un soleil généreux, Moyrazès s’est paré de ses habits de fête pour trois jours d’animations ce week-end. Joyeux drilles de tous âges, habitants, familles et visiteurs se sont laissés porter par un vent de bonne humeur qui a soufflé sans interruption sur la commune.
Quand la fête démarre entre chaleur et musique
Vendredi soir, les festivités ont débuté dans une ambiance déjà bien installée. Il faisait chaud, il faisait soif. Alors le bar extérieur devant la salle des Arménies a rapidement trouvé ses premiers clients et ceux qui allaient en devenir les piliers du week- end! Dans la salle les notes du groupe la Déryves lançaient la soirée musicale. Certains, d’ailleurs, auraient bien négocié un déplacement du groupe en plein air, histoire de profiter pleinement et musicalement de la fraicheur de la soirée. Mais au fil des heures, la salle des Arméniés s’est, à son tour, remplie et l’ambiance a progressivement gagné l’intérieur.








Côté face…côté pile, les conscrits sur tous les fronts
Dynamiques et sympathiques , les conscrits de Moyrazès étaient sur tous les fronts : aux entrées, à la buvette, au service, derrières les planchas, les friteuses, les fourneaux…Côté face en tee-shirts bleus, coté pile le surnom floqué dans le dos. Des sobriquets , souvent improbables hérités des aubades ou de ces anecdotes plus personnelles que les copains prennent toujours un malin plaisir à entretenir durablement !





Des fourmis qui ont la grosse tête
Très investis également dans les festivités, les parents d’élèves étaient à l’origine de la rando gourmande du samedi matin. Dans sa version destinée aux enfants, celle-ci a pris des airs d’aventure sur le thème des fourmis. Ellyn, Meylie, Nora, Louison… ne cachaient pas leur enthousiasme.



Deux mascottes gonflables de ces insectes ont accompagné la déambulation , incarnées avec courage par des mamans qui n’ont pas ménagé leur efforts, ruisselantes sous leurs costumes. Vedettes de la randonnée, elles le sont aussi, maintenant, dans les pages de la Gazette !

Le dernier ravitaillement fait recette
Après l’effort, le réconfort, l’aligot-saucisse a fait le bonheur des marcheurs et cyclistes du matin. Subrepticement quelque gourmands s’étaient glissé dans leur rangs histoire de “contrôler” la qualité du ravitaillement final.



Les dieux du stade…version village
Samedi après-midi, le stade s’est transformé en véritable aire de kermesse avec les jeux inter-villages. Conscrits, anciens conscrits et voisins venus de Druelle s’y sont retrouvés autour d’épreuves conviviales : ventre- gliss, bier-pong, course en sac, épreuve avec bottes de paille…

Le tir à la corde a opposé une équipe de quadras motivés aux conscrits tout aussi déterminés. Une confrontation qui aura peut-être rappelé, avec lucidité, que le poids des ans invite parfois à nuancer les capacités physiques !





Les (anges)- gardiens de la fête
De vraies forces en présence, en revanche, animaient en parallèle les coulisses de la fête. En arrière-plan de la soirée de samedi, difficile de manquer les “gilets jaunes” du week-end : des parents de conscrits mobilisés pour assurer le service d’ordre. Souvent choisis, m’a t-on rapporté avec malice – pour leur gabarit rassurant. Ils assuraient le contrôle des entrées et de la circulation, lors de la soirée dansante de samedi, plus particulièrement, prisée des jeunes.

Comme le soulignait en aparté, Serge Gabin, premier adjoint, si les recommandations des forces de sécurité peuvent parfois tendre vers des dispositifs plus professionnels, ces bénévoles constituent une solution locale très efficace, appréciée et indispensable au bon déroulement de la fête.







Dimanche matin, le temps du souvenir
Le dimanche matin a donné un ton plus traditionnel aux festivités. La messe a été suivie du dépôt de gerbe au monument au morts en présence de trois conscrits : Émmy, présidente Joseph, secrétaire et Antonin.



Le maire Michel Artus , a tenu à saluer l’implication de cette jeunesse dans la vie de la commune et dans l’organisation des festivités, mettant en avant leur sens des responsabilités. Une Marseillaise à l’accordéon, interprétée par Didier Enjalbert, puis le verre de l’amitié ont clôturé cette parenthèse du souvenir.
A table !
A midi , le traditionnel repas des conscrits a pris le relais. La buvette bien fréquentée à l’heure de l’apéritif, a retardé quelque peu le passage à table des plus attentifs aux conversations !






Le terrain de stratèges
L’après-midi, le terrain de quilles a accueilli 18 équipes de pétanque, confirmant l’attrait, toujours intact, de la discipline lors des fêtes de village. Si les parties ont animé l’espace, la buvette du terrain devenait un poste d’observation idéal où s’enchaînaient commentaires, pronostics et analyses au fil des mènes. Et, selon les scores, elle changeait discrètement de statut, devenant tour à tour, lieu officiel des célébrations des victoires… ou refuge bien connu des défaites à oublier.

Les derniers irréductibles
Et jusqu’en début de soirée, les derniers irréductibles ont continué à refaire le monde autour du bar extérieur , devant la salle des fêtes. Des prolongations que personne ne semblait pressé d’arrêter. Les plus raisonnables savourant les derniers instants tranquillement, d’autres s’accrochant aux ultimes minutes de fête avec une énergie encore surprenante. La décence journalistique m’interdit évidemment de donner des noms, même si les concernés se reconnaîtront sans difficulté.

Et après…
Il était alors difficile d’imaginer le retour à la vie active du lundi matin, tant ce week-end avait prolongé jusqu’au bout son esprit de convivialité… De quoi nourrir, dans une prochaine édition de la Gazette, quelques portraits tirés de ces rencontres au cœur de la fête.
