Le football ne se joue pas seulement le dimanche après-midi. Derrière chaque équipe, entraînement, coup de sifflet, il y a des femmes et des hommes qui donnent de leur temps, transmettent leur expérience ou cultivent simplement leur attachement aux couleurs du FSRS. Anciens joueurs, entraîneurs, arbitres ou fidèles des bords de terrain, ils incarnent à leur manière l’âme du club. Voici quelques-unes de leurs histoires.
Jean Michel, stylé sous toutes les casquettes
S’il fallait établir un classement de l’ancienneté sur les terrains du FSRS, Jean-Michel Noury figurerait en bonne place. S’il fallait dresser la liste des fonctions qu’il y a occupées, au fil des ans, il faudrait probablement plusieurs pages.

Parent de joueur, joueur, éducateur, dirigeant, président, vice-président, référent… difficile de trouver une casquette qu’il n’ait pas portée. Même si, ce week-end, c’est surtout celle qu’il arborait sur le bord du terrain qui attirait les regards. Mais, derrière l’anecdote, se cache un bénévole de longue date, profondément attaché au club.
Aujourd’hui responsable des éducateurs du FSRS, éducateur des U15 et responsable du tournoi des Ségalis pour les U7-U9, Jean-Michel continue d’enchaîner les missions. « Pour un retraité, ça fait pas mal », glisse-t-il avec le sourire, avant d’ajouter, non sans malice, comptant sur moi pour faire passer l’info : « Je suis quand même le plus jeune joueur de l’équipe des vétérans. »
Au-delà des fonctions, ce sont surtout des valeurs qu’il tient à transmettre. Pour lui, le football doit rester « un jeu, un lieu d’apprentissage du respect et du fair-play. Des principes qui prennent tout leur sens lors de ce tournoi, où chaque enfant repart avec la même récompense : un trophée et un tee-shirt » souligne-t-il.

L’organisation de cette journée est d’ailleurs une source de satisfaction pour le club. « Chaque année, les retours sont positifs et les félicitations nombreuses » se réjouit Jean-Michel. Une reconnaissance qui vient récompenser aussi les longues heures de préparation en amont des organisateurs : réunions, démarches administratives, logistique, coordination… Car rien n’est laissé au hasard.
Et pourtant, le football n’occupe pas tout le temps libre du « jeune » retraité. Vice-président du club de randonnée, Jean-Michel ne semble pas vraiment connaître le mot repos. Après une soirée qui s’est prolongée tard dans la nuit de samedi et une journée entière passée sur les terrains, le dimanche, il devait encore préparer ses valises pour partir, le lendemain, à l’assaut des sentiers du Vercors.

Pierre, le foot dans l’ADN
Et comme souvent, la passion du ballon rond semble avoir une part de génétique. Son fils, Pierre a lui aussi attrapé le virus. Il a grandi en défendant les couleurs du FSRS. Aujourd’hui éducateur à La Primaube, il n’en reste pas moins fidèle à ses racines. Dimanche, on le retrouvait derrière la sono du tournoi. « Le FSRS c’est mon club de cœur » s’enthousiasmait-il.
Daniel : Papy, mais en version Super !
« On forme un vieux couple maintenant », s’amuse Daniel Meyniel en passant son bras sur les épaules de Jean-Michel. Les deux complices font partie des visages historiques du club.

Daniel ne rate jamais un rendez-vous du FSRS. « Je n’ai jamais manqué un tournoi, alors forcément, je n’allais pas manquer le vingtième » lâche-t-il dans un large sourire. Derrière cette fidélité sans faille, il y a surtout une évidence : le plaisir d’être là.
Présent pour aider, pour rendre service, pour partager un moment avec les jeunes, pour voir du monde. Daniel est de ceux qu’on retrouve partout, sans jamais chercher la lumière, porté par un véritable altruisme. À l’âge où il était père de joueurs, les enfants du club l’avaient déjà, affectueusement, surnommé “Papy”. Le surnom est resté…

Discret, mais toujours efficace, il fait partie de ces bénévoles sur lesquels on peut compter à tout moment. Une panne inopinée, un coup de main à donner, une fête à préparer, un chantier au stade : Daniel répond présent sans hésiter. Ancien de l’EDF, il met la même énergie dans tout ce qu’il touche, avec ce mélange de bonne humeur et de modestie qui le caractérise.

Et s’il n’a jamais occupé de fonction officielle au bureau du club, il en est pourtant l’une des pièces essentielles. De ceux, sans qui, rien ne tournerait tout à fait pareil.

« Maintenant, ce n’est plus Papy, c’est super Papy », sourit Jean-Luc, le président du FSRS, incapable de trouver un mot plus juste pour résumer Daniel. Du ballon à la balle, il n’y a qu’un pas. Daniel, avec Raphaël Grappe, est aussi à l’origine du club de ping-pong de Rieupeyroux, une autre aventure sportive et conviviale, à son image, qu’il mène de front.
Quand les souvenirs s’égrènent au bord des terrains
Ce tournoi avait aussi des airs de retrouvailles, l’occasion de saluer ceux, qui, il y a plus de cinquante ans, avaient porté haut les couleurs du club, les champions juniors de la coupe d’Aveyron. Gilles, Francis, Jacques et leurs coéquipiers, venus recevoir un hommage appuyé. Ces gloires locales sont entrées, désormais, dans le petit panthéon footballistique rieupeyrousain.

Le tournoi a aussi vu revenir quelques figures du football local, dont d’anciens coachs passés par Rieupeyroux, à l’image de Guillaume Miquel, aujourd’hui au staff du RAF, ou encore Stéphane Cayla.


Tous ont rappelé, avec émotion, combien leur passage à Rieupeyroux les avait marqués et accompagnés dans leur parcours.

Sur les terrains une nouvelle génération a pris le relais, celle des coachs…
Olivier, un cadre pour faire grandir
Olivier, installé à La Capelle-Bleys depuis quatre ans, a rapidement trouvé sa place au sein du FSRS. Ancien coach dans la région toulonnaise, il encadre aujourd’hui la catégorie U13. Son épouse, Valérie, est également bénévole au club : lui sur le terrain, elle plutôt en coulisses.

Ensemble, ils participent activement à la dynamique du FSRS. Olivier revendique une approche structurée, presque cadrée, héritée de son parcours professionnel, mais toujours tournée vers l’ encouragement des jeunes et la transmission. Une méthode appréciée aussi bien par les joueurs que les dirigeants.

Mikaël, passion foot en partage
Mikaël encadre les U11 aux côtés de Lucas. Ancien joueur senior du club, il a naturellement rejoint l’équipe des éducateurs lorsque ses fils Kylian (U11) et Sacha (U9) ont à leur tour pris le chemin des terrains. La formation pour l’encadrement des jeunes en poche, il apprécie autant de transmettre son expérience que de partager sa passion du football avec des enfants, notamment les siens !
Elodie, l’expérience en partage
Le football se conjugue aussi au féminin avec Élodie. À 34 ans, elle a porté les couleurs du club des U6 aux U15, souvent comme seule fille de son équipe, avant de rejoindre les Rafettes pour deux saisons. Une blessure l’a ensuite éloignée des terrains comme joueuse.

Aujourd’hui, elle encadre les U9 aux côtés de Quentin, Nicolas et Jade. Une mission qu’elle apprécie au sein d’une équipe d’éducateurs qu’elle décrit comme « sympa, complémentaire, chacun apportant sa personnalité, son style et ses qualités au service des jeunes joueurs ».

Noa, Gabin, Kevan, un autre regard sur le jeu
Kevan (U15, La Salvetat-Peyralès), Gabin (16 ans, U17, Saint-Salvadou) et Noa (16 ans, U17, Rieupeyroux) ont endossé le rôle d’arbitres bénévoles le temps du tournoi des U9. Une première qui leur permet de découvrir une autre facette du football.

Sans formation spécifique, ils s’appuient sur leurs connaissances du jeu et des règles acquises sur les terrains en tant que joueurs. « Ça change notre regard sur les décisions des arbitres. C’est vrai qu’on les comprend mieux en se mettant à leur place », reconnaissent-ils. Tous trois admettent aussi la difficulté du rôle : « Ce n’est pas facile de siffler », avouent-ils. Découvrir d’autres rôles que celui de joueur permet aussi, selon eux, « de mieux comprendre le jeu » et d’en devenir un meilleur acteur sur le terrain.

Guy Lacombe, une leçon de simplicité
Invité d’honneur du tournoi, Guy Lacombe. Je me retrouve donc face à un grand nom du football français. Je lui avoue que je ne suis absolument pas une spécialiste du ballon rond. Réponse immédiate de Guy Lacombe, dans un sourire : « Moi non plus ! ». Me voilà, donc, rassurée.

Dans cet échange simple et détendu, il explique très vite l’essentiel de sa présence : « Quand c’est pour les enfants, j’accepte toujours les invitations ».
Sa définition du football inclut, bien-sûr, les valeurs sportives traditionnelles. Mais surtout, dit-il en désignant les enfants autour de lui : « le foot, c’est ça, voilà l’essence même du foot ! ». On y apprend aussi le contrôle, la frustration, l’acceptation de l’erreur. « C’est ça le foot « , insiste-t-il. « Si les enfants que je rencontre se disent “pourquoi pas moi ? », alors j’ai tout gagné ! », aime-t-il répéter. Une phrase qui résume sa conviction, comme une philosophie de vie : ne jamais oublier d’où l’on vient, mais toujours croire que tout reste possible.

Je prends vite conscience que je n’avais pas vraiment mesuré le palmarès de ce grand champion. Les enfants, eux, savent parfaitement à qui ils ont affaire. Autour de lui, les regards sont attentifs, respectueux. Pour prendre la parole, certains lèvent même le doigt : « Monsieur, monsieur ! »

Yanis, lui, a déjà eu son selfie, mais il n’en revient toujours pas : « Voir Guy Lacombe ici, à Rieupeyroux, quoi ! C’est tellement incroyable ! »

Des discours raccourcis, des trophées célébrés, des souvenirs prolongés
En ce dimanche soir, la longue litanie de la remise des trophées venait clore le week-end sportif. Comme le soulignait le président du FSRS, Jean-Luc Thémines « Les enfants sont fatigués, les parents ont déjà un œil sur la route du retour : on va faire court ». Le micro capricieux allait d( ailleurs dans son sens. Le temps néanmoins de remercier chaleureusement l’ensemble des forces vives de l’organisation et les participants : bénévoles, éducateurs, parents, enfants, pour ce week-end à la fois sportif et festif, sans oublier Guy Lacombe, dont la présence a marqué cette édition.

Puis vint le moment tant attendu des jeunes joueurs : Guy Lacombe remettait un à un les trophées, sous les applaudissements et les crépitements des flashes. Une longue séance : chacun voulait immortaliser ce passage.

La remise officielle achevée, les enfants revenaient en nombre vers les tribunes. Maillots, gourdes, chaussures ou souvenirs du tournoi sous le bras, tous avec la même idée : repartir avec un autographe de Guy Lacombe. Un exercice auquel le célèbre villefranchois s’est prêté avec patience et gentillesse.

Mais au-delà de ces instants, ce sont bien les jeunes joueurs qui restent les véritables acteurs de la journée : plus de quatre-vingts équipes venues fouler les pelouses de Rieupeyroux et partager avec leurs accompagnants, le temps d’un week-end, beaucoup de convivialité. À eux aussi, merci !

Un grand bravo au U 13 de Bessières, près de Toulouse, les vainqueurs de la Coupe de Champions League du 20e tournois des Segalis. Rendez-vous l’an prochain ! En attendant, je vous laisse feuilleter l’album souvenir photos et vidéo de cette belle édition 2026…











Jean- Philippe Roman, parc animalier de Pradinas a présenté son aigle américain Méfi né à Pradinas-qui depuis 14 ans- ouvre les grands matchs de football du FC Nice.

